Rencontre internationale d’art performance

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Présenté dans le cadre de la RIAP en partenariat avec INTER Le Lieu (Québec), Atelier Silex, Trois-Rivières

Dans cet espace, là, tu as joué une vie, marquée par le fil qui se défait avec la mesure du temps. Une qualité de présence, s’engagent dans ce jeu, en cohérence, liées entre elles, invisibles mais percevables. Aucunes scories empruntées à la «représentation», aucun «effet», pas de spectacle… Un corps inscrit dans un présent sans cesse renouvelé, une attention toute entière à la dimension symbolique, de manière sensible, consciencieuse et respirée, où tout objet et tout médium participent à un discours a-raisonnable… au-delà de la raison… cette dimension, avant les mots, qui nous habite, se loge dans les tensions des muscles, se cache dans nos peurs fantômes… celle qui nous précède et nous habite, invisible…

Marie-Josée Plouffe, professeur d’art dramatique, UQTR


Ici: maintenant / dans l’état des vivants…

Une dimension formelle de l’art relationnel qui passe par l’objet transactionnel même si cet objet est un « presque rien », une trace, un appel-rappel, une sorte de pense-bête. Cet objet-transactionnel qui repense les notions de l’absence et de la présence des deux artistes.
Isabelle Clermont, artiste de la performance, a uni sa particularité performative basée sur sa capacité à s’approprier l’espace, son architecture, ses textures matières et sonores et sur l’intensité du geste à travers la désinvolture et la compassion à la singularité de l’objet-relais de Louise Paillé, historienne de l’art – basé sur la matière domestique et la répétition rythmique des travaux et des jours – produisant ainsi un «Duo entre-maillé de sonorités ». Ses objets-relais, appelés
« Trousse de secours pour rattraper le temps » ont été soigneusement fabriqués par Paillé puis envoyés à Isabelle Clermont. L’objet, un torchon de laine, a été détricoté d’un part en vidéographie et d’autre part durant la performance.

Une performance ancrée dans une grande intensité avec une forte identification à la féminité : planche à repasser, laine, arrosoir, eau, glace, robe, fraises, terre-mer, le gazon, l’argile, voix, organicité viscérale, sons émanés comme un cri animal, l’art ménager, porter sa séduction, sa sensualité dans une pleine conscience.

Une contrainte, le temps, le métronome, un allié, un adversaire?

Une prise de conscience du monde comme une gélatine de fraises au creux de l’estomac du diable.

Des sonorités émanées d’un “viéloroue” avec un archet, comme un chant du cygne, une nostalgie connectant le spectateur à sa propre HUMANITÉ.