Peser l’espace pour apaiser l’âme

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Il faut du cœur pour devenir un chaman-oiseau, ou pour en devenir une […]. Purifié, un jour vous ressusciterez en un être nouveau, destiné à servir, à guérir, à récupérer des âmes perdues. Mais d’abord, âme voyageuse, vous avez encore une épreuve à surmonter. Le vol, comme unique façon de rentrer chez soi. Venez. Première leçon : comment faire du repliement de vos ailes, un battement du cœur.

Extrait du poème en prose Homme-oiseau/Femme-oiseau de la poète Olive Senior
(Traduction de l’auteure)
Andrée Christensen, La mémoire de l’aile, Ottawa, Éd. David, 2010, 382 pages, p.7


Le projet trouve son origine dans le poème en prose mis en exergue ci haut. Depuis toujours, elle s’intéresse aux sources primitives qui ont façonné l’histoire de l’humanité. L’origine des choses la guide, l’éclaire et l’appuie dans ma quête métaphysique et spirituelle, toujours inachevée. Lever le voile sur les mystères de la pensée humaine c’est une invitation à confronter son histoire personnelle et secrète, pour ainsi en redéfinir ses liens.

Sculpter l’éphémère, l’espace lui-même comme une matière temporelle. Une robe-trace-elle composée de plumes enfilées et colorées une à une. La plume caresse la force du rêve, le pouvoir de l’imaginaire, frôle le soleil de la mémoire et les fils touchent à la quintessence du labyrinthe intime qui nous habite tous. Cette matière délicate et sensorielle semble tomber au ralenti, comme en pose lente. L’installation in-situ respire au souffle de l’espace, prend forme sous la lumière qui magnifie l’œuvre. Des œuvres encres et dessins complètent cette vision fluide, fragile et apaisante.

Revoyez la performance.